Avant goût: Destinées. (Destinées.) posté le samedi 29 mars 2008 18:46

Bonjour, Bonsoir. 

Voici "Destinées", la première histoire fantastique que je décide de publier.

 

AVERTISSEMENTS:

  1. Il y a un risque qu'elle tourne au Shonen-ai, (Relation amoureuse entre deux hommes), mais sans scènes sexuelles. Même si ce n'est pas très poussé, je préfère prévenir pour ne pas heurter les homophobes ou autres energumènes qui se baladent par ici =D.
  2. C'est mon 'tit bébé, donc, si il y a des critiques à faire, s'il-vous plaît, faites ça en douceur...
  3. J'accepte toute remarques, négatives ou positive, du moment qu'elles visent à me faire progresser, ou tout simplement à m'encourager. Les "c'est nul" devront au moins être argumentés.
  4. Je suis quelqu'un qui écrit lentement. Ce n'est pas un manque d'inspiration, c'est juste que je ne peux pas m'empêcher de constamment améliorer mes chapitres, qui sont eux, très longs.
Résumé 

"Cinq années manquent aux mémoires. Dans ce pays jadis si puissant, les hommes sont bernés, et utilisés. Pourtant, le destin de ces frontières détruit par cinq années de trou noir, semblent reposer dans les mains du jeune Maru, un orphelin vivant dans un hameau reculé au fin fond d'une montagne enneigé. Un jour de tempête, Maru sauve un jeune homme du brouillard givrant: Yukio, plein de mystère et d'envoûtement. Pourtant, ce jeune homme semble poursuivit par une organisation secrète et étrange, mettant Maru en danger, ainsi que le hameau si paisible. Les deux garçons partent alors à la recherche de réponses, accompagné de Ina et Jace. Des réponses qui permettront peut-être de combler les cinq années d'oublie...le passé perdu."
(MERCI Gabie POUR CE RÉSUMÉ! Que puis-je faire pour toi, Ô Maître?)


Voilà.

Bonne visite!

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Prologue: Destinées. (Destinées.) posté le vendredi 04 avril 2008 23:15

Blog de frankness-n-cie : Fictions., Prologue: Destinées.


"Mes traces de pas inscrites dans la neige me suivaient comme pour m'indiquer d'où je venais. Cet endroit que je préférerais oublier."

L'aspect du jeune homme, empreint par le désespoir ne laissait aucun doute sur le poids qui écrasait ses épaules; ses pensées sombres qui envahissaient son âme dont les tourments étaient prisonniers; les larmes invisibles qui semblaient troubler à jamais son regard.

Son visage blanc, blanc comme la mince pellicule de flocons qui recouvrait ses cheveux, était barré par quelques traînées de sang séché. Le liquide écarlate traçait les lignes fines de ses lèvres et se perdait le long de son cou, serpentant sa route funèbre au creux de son épaule marquée d'une morsure profonde. Mais étrangement il n'en souffrait pas. Ques-ce la douleur physique près de la douleur morale?

Le vent glacial de la forêt faisait danser ses cheveux sombres dans son dos, masquant de temps à autre la portée de son regard perdu; et ce froid, comme des piques de glace transperçait ses vêtements comme sa chair pour le frigorifier jusqu'aux os et s'engouffrer dans les tréfonds de son âme.

Fuir. Ce seul mot résumait l'automatisme dans lequel s'était résigné son corps tremblant de froid, la tragédie encore trop proche. Il avait marché sans autre but, passant forêts et vallées pendant un temps qui lui échappait. La nuit et le jour se confondant en un mélange sinistre à la fois long et court. Il fuyait désespérément son passé, ce passé voilé, attaché à lui comme une chaîne et son boulet.

Soudain, ses pas cessèrent. Le voilà si vulnérable, seul, frigorifié, épuisé au coeur d'une montagne dont il ignore le nom... Ses jambes ne pouvant plus porter son corps lourd de pensées.
Il tomba à genoux, envoyant la poudreuse entamer son ballet aérien pour finalement s'échouer sur ses fins vêtements. Un long cri déchira ses entrailles. Le cri de sa détresse, du doute qui dévorait son esprit tourmenté.

"Pourquoi vivre si l'on m'a tout retiré? Tout, même le droit de mourir."

La perte d'un être cher. Une perte dont on ne se remet pas.
Mais qu'en est-il de perdre tout ceux que l'on aime, qu'en est-il de se perdre soi-même?

"Un jour, ils sont arrivés pour que je devienne comme eux. Ils sont arrivés, pour que je n'oublie jamais mon erreur."

Et puis, le silence. Les sapins, seuls témoins de la scène, avaient cessés de vibrer sous le vent glacial. Il semblait que le temps s'était suspendu avec la douloureuse lamentation.

"Depuis ce jour, je suis différent. Je ne suis pas mort, j'ai arrêté de vivre. Ce coeur là ne bat plus pour personne."

Exténué, le jeune homme s'écroula soudainement de tout son long, tombant dans un coma profond, pour oublier éphemèrement qu'il avait assassiné les siens, pour oublier un instant qu'il n'était plus humain. Le seul moment de sérénité que l'on puisse lui accorder depuis lors.

Mais, le regard voilé de ses paupières, il n'avait pu percevoir cette silhouette sombre, qui, alertée par le cri, approchait dangereusement son corps inerte...


Je stresse un max parce que...

...

Enfin, écrivez votre première histoire et publiez-la, vous comprendrez... Un piti commentaire? Même pas? Bon...

Adieu, priez les Dieux astèques (Les dieux astèques: mon délire du moment...) pour que l'on retrouve mon corps au fond du lac dans lequel je vais me sucider, parce que mon rêve c'est d'être incinérée après ma mort... (Pas avant, nounouille. )

Je suis glauque?

Tant pis.

Je vivrais comme ça.

Bye.

 

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Chapitre 1 - Éveil et Liens de Sang: Destinées. (Destinées.) posté le samedi 05 avril 2008 11:44

Blog de frankness-n-cie : Fictions., Chapitre 1 - Éveil et Liens de Sang: Destinées.

 


"Lorsque je me suis éveillé, j'ai cru que la mort m'avait rattrapé. Mais je ne pouvais pas le concevoir: la mort, c'était moi."


La douce chaleur d'un lit enveloppait le corps du garçon, mais il grelottait encore. Sa surprise avait laissé place à sa curiosité et, les yeux clos, mimant le sommeil par méfiance, il tenta de percevoir des signes lui indiquant où il était. Au loin, il lui sembla que le vent claquait violemment contre des fenêtres, sifflait dans les arbres. Un feu qui crépite. L'odeur âcre d'une vieille maison. Une maison qui grince, le berçant dans ce demi-sommeil. Comme si elle lui contait son histoire.

Il remua légèrement, pour s'assurer que ce bien-être était réel, et la pensée désespérée que son dur vécu n'était qu'un songe lui traversa l'esprit. Il était serein, là, recroquevillé au creux d'un lit inconnu dont on lui faisait don, les battements sourds de son coeur accompagnés par des craquements de charpente usée. Sa place de meurtrier était pourtant dans la neige agonisant de douleur morale... Peu être avait-il rêvé son crime? Un atroce cauchemar dont on se réveille avec soulagement, hanté par ses images morbides...

Mais il avait besoin d'une preuve, et, ce besoin se faisait que trop pressant. Une preuve physique, une marque de ce passé tumultueux. Une blessure.
Sa main tremblante atterri craintivement sur son cou; glissant millimètre par millimètre sur sa peau, jusqu'à atteindre l'os de son épaule. Mais il la retira aussi vite. Comme brûlé d'une vérité palpable.

La cicatrice était bien là, cachée sous des bandages immaculés. A sa place, là où elle avait toujours du être depuis l'instant fatidique. Non, aucun cauchemar ne pouvait être aussi terrifiant que ce rêve éveillé. Un homme innocent ne pouvait imaginer un moment cette souffrance. Pas même la concevoir.
Ce retour a sa réalité plomba son coeur de pierres et son regard se fit sombre. Cette pièce qui lui était auparavant chaleureuse, devint inquiétante. Chaque face de ce sentiment se dessinant sur les murs, se glissant dans chaque ombre, chaque recoin, étouffant les couleurs de ses longs bras obscurs. Comme le reflet de ses tourments; la pénombre angoissante de la solitude.

Peu importe où il était à présent, peu importe cet endroit inconnu, cette couverture de toile grossière et ce coussin défraîchit. Le désespoir lui voilait le regard et il n'y voyait que cette lente procession de terreurs et ces visages fantomatiques de souvenances mortuaires.

"Cette plaie disparaîtra peut-être avec le temps, mais son seul souvenir est encore sanglant."


A ces pensées, des pleurs envahirent soudainement ses grands yeux clairs. Il les avaient contenus trop longtemps, et ces cristaux rares perlaient à présent le long de ses joues. Certains avaient atteint son cou pâle, caressant de leurs sillons humides la blessure souillée de son sang.
Il n'esquissa aucun geste pour effacer ces larmes de son visage. Car elles seules le soulageaient quelque peu de son lourd fardeau de culpabilité et elles seules étaient un semblant du reste de son humanité. Non, ce corps profané du meurtre et de ses cicatrices n'était en aucun cas le corps d'un homme. Et il l'avait été encore moins lors de cette nuit sanglante. Lors de cette nuit de pleine lune... Et celles qui suivront.

"J'ai créé ce vide dans mon coeur que je ne puis apaiser que par les larmes impures de ma douleur."


Que faire lorsque l'on est plus maître de son propre corps? Lorsque l'esprit est mit de côté, comme simple spectateur de sa propre perte? Juste une nuit. Une nuit fatale éclairée de ce disque lunaire. Reflété dans des flaques de sang. Et l'esprit pleure, il pleure sa fin, il pleure ces morts innocents, son impuissance. Il pleure ce futur qui se verra regretté et cette lune dominante qui lui rappelle tant le passé. Quand il n'était pas ça. Cette bête aux hurlements puissants.

Sa vue se brouilla et les contour de la pièce se perdirent dans un nuage de pleurs. Un à un, ses membres s'engourdirent, sa respiration saccadée se fit plus profonde. Les méandres d'un lourd repos s'emparèrent de son être, laissant à la porte de ses rêves des réflexions douloureuses. On aurait dit que les bras rassurants du sommeil le sauvait de la démence, de ces souvenirs. Et ce par deux fois.

"Et encore je tombais de haut dans les profondeurs de l'oubli."




L'immense vallée recouverte de neige, telle une mer glacée dont les vagues semblaient figées, embrassaient son regard. Elle l'entourait de son manteau blanc, et, quand bien même il tendrait le cou, l'horizon n'offrait à ses yeux que cette vision immaculée. Le ciel dégagé détachait les étoiles de leur fond obscur et il en tombait une valse de flocons qui berçait le coeur de l'adolescent dans une douce mélancolie. Inspirant son âme à une musique silencieuse.
Il se sentait de moitié dans ces deux mondes qui se confrontaient sans cesse sur cette limite que l'on appelle horizon. Les cieux et la terre. Ses pieds recouverts de neige et son visage dressé dans le vent.
 Il s'imaginait des ailes, ses jambes soulevées du sol, le vent s'engouffrant dans ses plumes. Pour monter en haut, tout en haut et attraper les étoiles, monter encore plus haut, s'asseoir sur la lune et regarder le monde en bas, tout en bas.
Il écarta les bras, pour étreindre ce paysage, offrir son amour comme la nature lui offrait cette vision. Et soudain, comme si les éléments répondaient à son appel, une bourrasque de vent l'entoura.

Mais l'appel de son nom retentit dans son dos; ramenant doucement son esprit plein d'illusions à la réalité. Il se retourna vivement, un sourire toujours présent sur ses lèvres lorsqu'il aperçu son amie.

-Ina(1)! Ecoutes, le vent me parle!" déclara-t 'il en riant.

L'adolescente fut gagnée par son sourire, habituée au caractère insouciant du jeune garçon. Celui-ci se tourna à nouveau et regarda le ciel. Ses cheveux roux virevoltants dans la bise froide.

-Maru(2)... Aita(3) te demande, le dîner va être prêt. Et aussi... Je dois te dire, le drôle de garçon que tu as trouvé dans la forêt ce matin s'est réveillé. Les enfants se sont occupés de lui pendant son sommeil."

Il ne répondit pas tout de suite, inspirant une dernière fois le parfum frais de l'hiver, puis se détacha finalement à regret du paysage enchanteur et sautilla vers la jeune fille en riant, comme à son accoutumée.

Une question trotta distraitement parmi le pèle-mèle de ses pensées et passa ses lèvres sans qu'il ne pût l'en empêcher.

-Tu crois que la vieille Aita va l'adopter?"

A peine il eu fini sa phrase, qu'il s'en désintéressa, trouvant bien plus attrayant d'écouter le vent vibrer dans ses oreilles par battements convulsifs, lui rappelant vaguement les sons de son propre coeur.

Pour l'avoir côtoyé longtemps, Ina perçu qu'il s'en allait encore dans sa bulle, à la façon dont se voilait son regard mais consentit à lui répondre, bien qu'elle sut que sa voix ne parviendra jusqu'à ses oreilles.

-Cela dépend de lui, j'imagine... Viens, il faut rentrer."

Elle lui prit autoritairement la main d'un geste sans appel et l'entraîna à sa suite, dans le sentier sinueux qui menait au village. Derrière elle, Maru traînait les pieds, le nez toujours tourné vers ces milles étoiles, distrait par le chant d'une meute de loup que l'on entendait au loin... Mais qui semblait tomber du ciel parmi les flocons.


Ils arrivèrent quelques minutes plus tard devant le portail de la bâtisse. C'était une maison de pierres et de briques, aux poutres usées et au toit branlant, le lierre s'attaquant sournoisement à ses murs; comme témoin des âges anciens. Des ombres en contre jour passaient de temps à autre derrières les fenêtres, et ils leur parvenait à leur passages quelques brides de rires. L'éclat diffus des lampes à huiles, filtré par des rideaux vaporeux, éclairait le petit jardin recouvert de neige, dans laquelle s'inscrivait des traces de pieds si petites qu'elles ne pouvaient appartenir qu'à des enfants.

Une femme âgée aux traits rayonnants les attendait à la porte, un petite fille agrippée à ses jupons. A cette vue les coeurs des deux adolescent se réchauffèrent presque immédiatement.  Maru poussa le portail de fer dans un grincement sinistre, et couru vers la dame pour l'enlacer dans un élan de tendresse, la tête enfouie dans sa poitrine. Celle-ci lui tapota le dos, jetant des regard complices à Ina qui riait doucement.

-Hé bien, hé bien... Tu est un peu trop âgé maintenant pour me câliner ainsi."

-Aita... Je suis allé dans la vallée et la neige tombait des étoiles, c'était beau tu sais... Il n'y avait aucun nuage."

-Oh oui, je le sais... Mais entrez plutôt vous allez attraper froid avec ces flocons qui ne cessent de tomber."

Elle sourit et se dégagea de son étreinte pour laisser entrer ses protégés, refermant la lourde porte de bois. La petite fille, toujours agrippée à sa robe tourna sa petite tête potelée vers Maru lorsqu'ils pénétrèrent dans le hall.

-Je pourrais venir avec toi la prochaine fois, hein Maru? "

-Oui, oui..." répondit-il avec un grand sourire.

-Ah, non! Tu ne va pas l'influencer. On a assez d'un rêveur, alors deux !" s'exclama vivement Ina en riant.

A ces mots, Maru fit une moue offusquée et se dirigea à grand pas vers la salle à manger, suivant Aita à la trace. Là, s'activaient déjà les autres enfants à préparer la table, surveillés de près par les plus âgés. A leur arrivée, des jumeaux délaissèrent leurs activités pour se précipiter vers eux.

-Maru!! Le garçon que tu as sauvé s'est réveillé pendant ton absence, il est toujours dans ta chambre." S'exclama l'un en agrippant sa manche.

-Et il a de la fièvre selon Aita!"

-Oui, et il est blessé à l'épaule aussi !! Les bandages étaient pleins de rouge et puis il ne s'arrête pas de saigner..."


Maru sourit distraitement face à l'excitation des enfants. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas accueillit un nouveau frère... Bien que celui-ci ne restera peut-être pas. Après tout, il n'était pas venu dans cette maison de son propre gré, il était évanoui quand il l'avait amené ici. Le roux sourit de plus belle en repensant à l'expression de Aita lorsqu'il était rentré avec le garçon blessé hissé sur son dos. Enfin, sur son dos, plutôt il le traînait à bout de bras. L'inconnu faisait bien son poids et Maru n'avait jamais été d'une corpulence très athlétique. Pour dire vrai, il était assez petit et très fin pour son âge, lui qui était sur ses seize ans. Ce qui amenait des confusions chez les personnes qui ne le connaissaient pas, le prenant souvent pour une fille, à sa grande désolation. Et son visage enfantin n'arrangeait cela en rien.

Une main tapota son épaule et la voix de sa propriétaire acheva de le tirer de ses pensées.

-Hé, t'endors pas! Viens, aides-nous à mettre la table!" Ria Ina.

Les enfants s'activèrent, bien que certains manquèrent de casser quelques verres, et ce travail finit, ils se mirent en ronde devant la table dressée. Et ce fut fiers qu'ils présentèrent le résultat à leur "grand-mère". Celle-ci arrivant de la cuisine chargée d'un grand bol de soupe, réveillant par son odeur les estomacs vides. Tous s'assirent en hâte et Aita servit ses protégés.

Un étranger à cette famille aurait vu ce soir là une vieille dame entourée d'enfants n'ayant aucuns liens de sang, manger joyeusement un maigre repas. Et pourtant, dans leurs coeurs, il en avait toujours été ainsi, une famille.

Les années, et leurs histoires pouvaient bien les différencier autant que leur peine pouvait les rapprocher. Tous étaient seuls, isolés des leurs; abandonnés. Et ces âmes solitaires, par un hasard du destin, s'étaient rencontrées pour se donner à chacun toute la tendresse qu'ils n'avaient sût offrir. Ces coquilles vides s'étaient emplies de vie par un simple contact avec leur semblable. Et c'est main dans la main qu'ils se sont reconstruit une nouvelle famille, qu'ils ont apprit à aimer de nouveau.

 Et cela, jusqu'à ce que la mort les séparent...



(1) Ina: Polynésie Française = Vase emplit d'huile parfumée.

(2) Maru: Polynésie Française = Doux.

(3) Aita: De "Aiata" Polynésie Française = La femme mangeuse des nuages du ciel.

 

Huuuuuuuuuum... Non, ils ne sont pas polynésiens... J'aime juste beaucoup les prénoms de cette origine...

 

Sinon, j'ai du faire les catalogues immobilers pour l'image -_-" J'ai rien trouvé de particulièrement satisfesant mais là c'est la seule qui ressemble à la maison de Aita un minimum..

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Chapitre 2 - Rencontre: Destinées. (Destinées.) posté le dimanche 13 avril 2008 01:40

Blog de frankness-n-cie : Fictions., Chapitre 2 - Rencontre: Destinées.

 


-Tu vas mieux?"

Aita déposa doucement sa main sur le front du malade. Il n'avait plus de fièvre.
Elle était montée le soigner et le nourrir après avoir mené bataille aux enfants pour les coucher, tous voulant revoir le mystérieux garçon qu'ils hébergeaient depuis le matin. Certains avaient feint de pleurer, d'autres avaient supplié, s'étaient roulés par terre, s'étaient cachés, avaient sauté sur les meubles, avaient couru de long en large dans les couloirs, espérant ainsi obtenir son autorisation et éviter la main inquisitrice qui menaçait de s'abattre sur leurs postérieurs.

Pour une femme de son âge, ce fut un exploit d'avoir surmonté toute cette agitation et de les avoir tenu fermement par la main jusqu'à leurs chambre respectives. Elle avait été aidée par Maru et Ina sans qui elle n'aurait put coucher la moitié de ses protégés. Ces deux là étaient très respecté par leurs "frères" et il eu suffit qu'ils élèvent la voix et dominent le chahut pour que tout rentre dans l'ordre.

Après avoir bordé tout ces petits monstres, Ina partie se coucher et ils se retrouvaient à présent tout deux dans la chambre du souffrant. Alors qu'elle changeait ses bandages, Maru regardait distraitement par la fenêtre, adossé au mur, sans dire mot depuis leur entrée dans la pièce. Certainement qu'il n'y avait rien à dire.

-Oui, merci." répondit simplement le blessé.

Il prit une pause et regarda tour à tour Aita et Maru, les inspectant de ses yeux glacés.

-Excusez-moi mais je voudrais savoir qui vous êtes et  où je suis. Je ne comprend pas très bien." Déclara-t'il d'une voix laissant paraître si peu de sentiments que Aita en fut légèrement déstabilisée; ce qui attira l'attention de Maru malgré que jusqu'ici, il n'avait porté aucune importance à la conversation.

Aita reprit contenance et lui sourit gentiment en désignant le roux de la main qui avait tourné la tête vers eux.

-Il se nomme Maru et je suis Aita, pour répondre à ta première question. Ici, nous sommes dans le village de Kalhaïr, dans l'est des montagnes. Et pourquoi tu es ici... Disons que Maru t'as trouvé dans les bois dans un état lamentable lorsqu'il se promenait et t'as ramené." Elle sourit à Maru et murmura "Tu serai certainement mort de froid si il ne t'avait pas aperçu sous toute cette couche de neige."

Elle le regarda fixement et l'on pouvait sentir qu'elle pesait ses mots. Le malade frissonna. Il lui semblait qu'elle tentait de sonder son âme par ce regard profond et lourd de sens. Il y était bien plus sensible du fait qu'il avait perdu l'habitude du contact humain, ces derniers temps. Mais, malgré tout, il conserva son masque d'indifférence, tentant de cacher son trouble.

- Mais, maintenant que je nous ai présenté, dis-moi comment tu t'appelles."

-Je m'appelle Yukio(1). Mais... En revanche, je ne vous dirais pas merci pour m'avoir sauvé." répondit-il avec l'air le même air indifférent dont il ne voulait en aucun cas se détacher.

La vieille sourit et tout les petits rides de son visage se plièrent à cette expression, éclairant ses traits d'une gentillesse infinie. Peut-être avait-elle prit cela pour une plaisanterie...

-Yukio, donc... Ecoutes, nous ne savons rien de toi et il en est certainement mieux ainsi, mais je prend le partit de me fier à toi, même si cela peu être une erreur...
Ici avons de la place et notre famille est capable de t'accueillir aussi longtemps que tu le désireras -même après ton rétablissement, si tu as nul part où aller-. La guerre est rude et nous devons nous serrer les coudes." Elle désigna les plaies de Yukio et ajouta "Demain un médecin viendra. Si tu as besoin d'une chose quelconque demande après moi ou Maru si il est là..."

-Bien." répondit-il simplement.

Aita se leva difficilement de sa chaise et se tourna enfin vers le roux qui laissait son regard valser de la vieille femme à Yukio. Il semblait en grande réflexion à son étonnement, lui qui était si souvent dans ses rêves, dans sa bulle.

-Tu te préparera un matelas et dormira ici par terre Maru. Il vaut mieux qu'il y ai quelqu'un pour veiller sur lui. Je te fais confiance. Bonne nuit."

-Bonne nuit. "

Aita sortit dans un dernier sourire et le silence fut complet. Yukio soupira légèrement. Cette discussion l'avait rendu plus nerveux qu'il ne le pensait. Il n'avait eu aucune discussion avec des humains depuis longtemps et se sentait face à eux comme une bête traquée. Ce qui était assez proche de la réalité.

Cette Aita lui accordait sa confiance et ce n'était pas plus mal puisqu'elle semblait être la maîtresse de cette maison. Il songea avec soulagement qu'il ne sera donc pas livré à la justice, pour le moment.

Tout à ses pensées qui commençaient à se recentrer sur son crime, il en oublia presque qu'on l'observait depuis un moment, déjà. Mais le regard  posé dans son dos devenant que plus insistant le força à revenir à la réalité. Sa réalité.

Il se retourna avec une grimace de douleur, son épaule blessée lui lançant à nouveau, pour croiser du regard deux perles ambres qui le fixaient avec intérêt. Leur propriétaire avait son corps svelte penché en avant, son visage d'ange à sa hauteur, ses cheveux de braise effleurant légèrement la peau de ses joues. Et ce qui l'effraya plus qu'il ne fut surpris de ce soudain rapprochement, ce fut ces yeux qui se livraient à un examen furieux des siens, ne le laissant pas fuir à cette étude de son âme.

 Maru se pencha encore, et les quelques centimètres qui les séparaient encore se consumèrent à la vitesse des arbres d'un grand feu de forêt.



Yukio esquiva le mouvement en se reculant instinctivement, et d'un geste de protection leva les mains dans l'espoir de le repousser.

-Tu fais quoi, là?" Demanda-t'il en tentant de contrôler les tremblements de sa voix.

-Tu souffres beaucoup, pas vrai?"

Sa voix résonna dans la pièce comme une sentence, déguisée en une voix  mélodieuse. Ce n'était pas une question. Il y avait dans ces yeux une conviction que l'on ne pouvait démentir. Yukio ouvrit la bouche sans trop savoir quoi répondre mais Maru continua sur sa lancée, ne laissant place à ses doutes.

-Dans cette maison, tout le monde souffre de ses souvenirs. On sait reconnaître les gens pour qui il en est de même... Tu me paraît louche. Aita accorde sa confiance trop rapidement. Je te surveillerai. "

Yukio lui jeta un regard interrogateur, ne sachant que dire à cette terrible vérité. Car il le croyait. Comment ne pas croire un tel regard?
Cet étrange garçon, seul, avait après seulement quelques minutes d'examination détruit la façade qu'il avait appris à forger depuis tant d'années, cette même façade qui avait trompé tant de gens. Et pire, ce même garçon projetait de le surveiller !

Ils restèrent ainsi, la couleur de leurs yeux se confondant en un échange d'interrogations et d'hostilité, leurs visages se touchant à peines; la chaleur de l'ambre s'affrontant à la glace du meurtrier. Et cet instant leur apparu comme des heures.

Le roux se redressa finalement, et sans plus de paroles, sortit de la pièce dans un dernier regard.
Yukio resta dans la même position quelques instant, puis s'allongea lentement pour méditer ces paroles. Contrairement à son aînée, celle qui se nommait Aita, lui était vraiment trop méfiant pour sa sûreté.

Il avait cru un instant, lors de cet échange, que par un simple regard il aurait deviné qu'il est en fuite.
Le jeune homme ricana d'un rire sans joie et se passa la main sur le visage. Quelle idée idiote. Bien sûr que non. Ce genre de choses ne se lit pas dans les yeux.

Non, il ne devait en aucun cas être capturé. Avant cela, il devait se venger, par le sang, pour le sang. Et ensuite, qu'importe. Le suicide sera certainement la meilleure solution. Et cette idée de meurtre taira enfin la voix narquoise qui s'obstinait à lui murmurer cette réalité. "Assassin".

Ce mot, ce simple mot qui faisait qu'à chaque seconde son âme mourait à petit feu.

Les larmes devenaient alors difficiles à retenir mais il avait appris à les taire. Exposer ses faiblesses n'était plus de son domaine. Bien que cette nuit dernière, la fièvre avait dut le laisser aller.

Maru entra, les bras chargés de draps et de coussins. Il ne le regarda même pas, même quand il dut s'approcher de lui pour prendre son pyjama, même quand il se consacra à sa tâche. Et Yukio le sentait bien, ce froid, quand ses yeux chauds n'étaient en train de le le scruter.

Le lit fut fait, les dents brossées, les corps déshabillés, la bougie soufflée.

Ainsi, dans la noirceur la plus profonde, les pensées des vagabonds sur le chemin du sommeil furent bercées par la symphonie ancienne des grincements d'une maison délabrée. Et leurs larmes silencieuses en furent moins douloureuses, en proies à l'espoir d'un avenir meilleur.


Il est tard.

J'avais envie de publier un chapitre.

Comme ça.

A presque 2 heures du mat'.

Bilan du premier contact avec Maru: négatif.


Au fait, c'est Yukio sur l'image. N'est-il pas beau...?

 

(1) Yukio: Japonais = Enfant de la neige. Je l'ai choisi car non seulement il est froid et cela colle bien avec son apparence, mais en plus, Maru le découvre inconcsient dans la neige, comme si il en était né.

Ah Lala, si vous saviez comme j'aime mon Yukio!

(Un peu chtarbe à cause du manque de sommeil. Ne pas s'inquiéter.)

Bonne nuit.

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Destinées: Yukio (Illustrations.) posté le dimanche 13 avril 2008 20:24

Blog de frankness-n-cie : Fictions., Destinées: Yukio

23/09/07

Raté.

Epaule droite inexistante, mains de fille, petits pieds, chemise trop longue.

J'espère m'être améliorée depuis.

Et en plus jeuxvidéo.com l'a beaucoup trop réduite, en plus de l'avoir rendu d'une rare mauvaise qualité. -_-"

 

Je suis déçue.

Je chercherais un moyen qu'elle soit de meilleure qualité...

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